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Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal

Après 19 ans d’absence, le professeur Jones revient pour une nouvelle aventure qui ne manquera pas de satisfaire les fans de la trilogie, et qui risque certainement d’en créer de nouveau.

Paramount Pictures France

Difficile donc, pour le fan que je suis de faire preuve d’une grande objectivité face au retour du héros au mythique Fedora: vous êtes prévenus !

Avant le début du film, on espère que le duo Spielberg/Lucas ne va pas nous décevoir, on garde en mémoire la très moyenne Menace fantôme de Georges Lucas, et on souhaite de tout cœur qu’Indy 4 ne croise pas le chemin d’un certain Jar Jar Binks…Rassurez-vous, il n’y a rien de ce genre au cour des 123 minutes.

Pour cette nouvelle aventure, Indiana Jones est sur la piste d’une nouvelle relique mystérieuse, le Crâne de Cristal d’Akator. On dit que celui qui la possèdera et qui en déchiffrera l’énigme aura le contrôle de l’univers.

 

Nous ne sommes plus dans les années 30, mais en 1957. La fin des fifties à la American Graffiti se fait sentir à travers les scènes de l’université et celle du bar. Spielberg rend compte d’une période sous son aspect le plus stéréotypé, mais pour conter une telle odyssée cela est amplement justifié. On note également un changement au niveau des opposants : les nazis étant démodés, qui devient alors le grand ennemi des Etats-Unis ? Les groupes islamistes ? Non trop récent, peut être pour le prochain film…Mais avant il y avait les communistes bien sûr ! Un groupe spécial est envoyé par le Kremlin afin de trouver le crâne, contrôle de l’univers oblige. Les soviétiques sont dirigés par la cruelle Irina Spalko, interprétée par la charmante Cate Blanchet qui nous montre une nouvelle fois ses talents en matière d’accent, en pratiquant ici le russe d’une manière très prononcée comme on l’aime.Cate Blanchett. Paramount Pictures

Certes Harrison Ford a pris un petit coup de vieux, mais qu’importe, il est de retour dans le rôle du plus célèbre et dynamique des archéologues…On peut pour cela remercier les cascadeurs et ILM pour les effets spéciaux. Par ailleurs Spielberg a savamment mélangé les effets numériques actuels avec certaines méthodes d’antan pour les cascades.

Cette suite de péripéties plus étonnantes les unes que les autres, est dopée par un rythme effréné qui nous emmènera jusqu’aux montagnes du Pérou en passant par la zone 51 de l’ouest américain, sans oublier de faire un arrêt obligatoire en Angleterre à l’université.

 

Les thèmes récurrents de la saga sont respectés ; l’aventure au premier plan, suivi d’une histoire toujours teintée de mysticisme, de cascades rocambolesques et d’ironie dans les répliques.De plus ce long métrage est truffé de clins d’œil et de références ; on a le droit à la carte du monde et au petit avion à la trainée rouge traversant le globe…Spielberg offre un cadeau aux fans et se fait plaisir. Il renoue avec d’autres membres de la première heure, comme Karen Allen, la pétillante Marion Ravenwood de l’Arche perdue. On découvre agréablement de nouvelles têtes avec l’apparition de Mutt joué par Shia Labeouf, le jeune rebelle sortant tout juste d’une séance de l’Equipée sauvage avec Brando. On ne peut que regretter le fait que Sean Connery ne soit pas sorti de sa retraite un instant pour réintégrer le rôle du père d’Indy, qui était l’une des clés du succès de La Dernière Croisade en 1989.

 

Assurément c’est du cinéma sans enjeu profond, mais un pur film de divertissement de qualité qui fait du bien ! Merci Monsieur Spielberg !

                                                  Shia LaBeouf, Steven Spielberg, Ray Winstone, Karen Allen et Harrison Ford. Paramount Pictures

 
Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal - ma note pour ce film :
Réalisé par Steven Spielberg
Avec Harrison Ford, Cate Blanchett, Karen Allen, ...
NEWS STARS : Wesley in Jail !!!

Notre cher Blade a été condamné à 3ans de prison ferme, pour avoir « oublié » de déclarer 38 millions de dollars au fisc américain pendant la période 1999 / 2004...

D’après une dépêche AFP, il serait le client d’une société spécialisé dans les moyens de frauder le service des impôts sur le revenu… (tant pis pour la  mauvaise pub)

 

Après avoir privilégié des films purement d’Action avec en tête la trilogie Blade&Cie  (de plus en plus mauvaise), notre pauvre « acteur » de 45 ans se retrouvait à jouer dans des films séries B ne connaissant même pas une exploitation cinéma, mais direct-to-dvd !

Peut être que son prochain film Toussaint réalisé par Danny Glover, sur l’homme qui fut à la tête de la révolte des esclaves à Saint-Domingue en 1791, va lui permettre de redorer son image.

Mais pour le moment c’est 3 longues années sans plateau de cinéma qu’on lui prépare…

A bientôt !

 

 

 
Wesley Snipes
Né le 31 Juillet 1962 à Orlando, Floride (Etats-Unis)
Parution dans Game of Death, Toussaint, L'Elite de Brooklyn
)))NEWS SERIES(((( TerMinaTor SCC

(Presque) Bonne nouvelle pour les fans de la Série Terminator : The Sarah Connor Chronicles !!!

  Après une courte saison 1 de seulement 9 épisodes, la saison 2 va voir le jour ! (Selon le mag TV Guide). Il faut attendre quelques semaines pour que l’annonce officielle tombe vraiment. Et oui avec des audiences quelques peu frileuses, la série pourtant très prometteuse de la FOX était en attente de confirmation….Nous voilà rassuré (on l’espère).

 

  En tout cas si vous ne la connaissez pas encore, je vous la conseille vivement, surtout si vous avez aimé les 2  premiers films (le 3e étant….il suffit de le voir pour comprendre) : l’ambiance est bien restituée (aaaahhhh le thème musical de terminator), et Lena Headey (Reine dans 300) est parfaite dans les rangers de Linda Hamilton !

Maintenant prions pour que le grand McG (Réal de Charlie's Angels & co) nous fasse un Terminator 4 à la hauteur.... (Bah quoi! On peut toujours rêver! ;)

                                        

 

 
Terminator : Les Chroniques de Sarah Connor - ma note pour cette série :
Série créée par Josh Friedman
Avec Lena Headey, Richard T. Jones, Thomas Dekker, ...
Nationalité : américaine
Lady Jane, de Robert Guédiguian

” My sweet lady Jane, when I see you again, your servant am I” chantaient les Rolling Stones dans les années 60, quand Muriel, René et François jouaient au Robin des Bois en donnant aux femmes de leur quartier des manteaux de fourrures volées. Mais après le meurtre d’un bijoutier dans un parking, fini les cambriolages et fini le trio…Jusqu’au jour où le fils de Muriel est kidnappé,  elle se voit alors obligée de renouer avec ses complices d’antan afin de réunir l’argent de la rançon.

 

Cependant après 15 ans de séparation, que sont ils devenus ? Chacun a connu un certain embourgeoisement : Muriel est une mère respectable roulant en 4x4, propriétaire d’une charmante boutique d’Aix en Provence, François est patron d’une entreprise de réparation de bateaux, seul René un proxénète à la tête d’un club de strip-tease, est quelque peu resté dans le milieu. Et c’est peut être le fait d’avoir conservé un lien avec le passé qui lui permettra de s’en sortir le mieux. Pourtant les tailleurs de Muriel laissent apparaître son tatouage, marque d’une époque qu’elle cherche tant à oublier. Contrairement à François, qui n’attendait que cette réunification pour revitaliser sa vie et retrouver une jeunesse. Au moyen de flashbacks, Guédiguian parvient à nous transmettre cette nostalgie, mais une nostalgie traitée en nuance, car le souvenir du meurtre est récurent, et ce coup de feu détonnant raisonnera bientôt en écho pour Muriel. En effet derrière le thème de la vengeance, c’est celui de la responsabilité de ses actes qui est mis en relief. Une responsabilité qui n’est pas tout de suite reconnue, si bien que ce gang de voleurs ne s’aperçoit pas du choix du parking comme lieu d’échange, un lieu qui leur est pourtant chargé de sens. Mais la mémoire flanche, tout comme celle de cette ouvrière qui ne se souvient plus de l’époque des fourrures, elle devient alors le témoin de cet oubli généralisé.

Naturaliste, serait l’adjectif caractérisant le mieux le polar que nous offre le cinéaste. On y retrouve pourtant quelques lieux traditionnels comme le bar, la boite, les thèmes inhérents de la vengeance, du désir… Toutes ces caractéristiques sont ici quelque peu détournées : Muriel la femme fatale dans son imperméable de cuir, n’est plus toute jeune, est devenue mère, mais entraine toujours les hommes à leur perte. En s’éloignant des stéréotypes du genre, Guédigian nous permet de nous attarder sur les personnages et leurs relations. Il est sujet d’amitié, de fidélité mais également de trahison, car la vérité sur le meurtre va éclater et démontrer  l’absurdité et le caractère cyclique de la vengeance.

 

                                            Lady Jane - Jean-Pierre Darroussin et Ariane Ascaride

Face à la caméra on retrouve la « Trinité Guédiguian » : composée de sa compagne Ariane Ascaride et de Gérard Meylan avec lesquels il à déjà tourné 13 films, également de Jean Pierre Daroussin qui signe pour sa 12e collaboration. Ce dernier incarne François, un homme frustré par le temps qui passe, et qui pourrait être l’auteur de la chanson des Stones en raison de son dévouement envers Muriel. Gérard Meylan nous propose sans fausse note un René désabusé qui ne croit plus en rien. Et que serait Lady Jane sans l’interprétation parfaite d’Ariane Ascaride ? Elle incarne avec justesse et élégance cette mère rattrapée par son passé.

L’action se déroule entre Marseille et Aix en Provence, ces deux villes sont présentées en opposition : Marseille avec le quartier de l’Estaque est le symbole de leur ancienne vie, au sein d’un milieu populaire, et la jolie place d’Aix devient l’emblème de la bourgeoisie, la « planque » de Muriel.

 

 
Pour son quinzième film Robert Guédiguian à réussi son incursion dans le genre du polar, il arrive à la fois à le respecter et à s’en détacher, et réalise avec Lady Jane une œuvre personnelle et originale.

 
Lady Jane - ma note pour ce film :

Année de production : 2007
J'ai toujours rêvé d'être un gangster, de Samuel Benchetrit

J'ai toujours rêvé d'être un gangsterSamuel Benchetrit tente de rendre hommage aux films noirs, il propose alors le noir et blanc (fallait y penser !) et une succession de quatre saynètes ayant toute en commun un lieu : le restaurant-bar la Cafétéria.

Ces divers portraits dégagent beaucoup de mélancolie mais seuls deux épisodes valent la peine : Le retour des tontons flingueurs précédé du gentil kidnapping. Il est en effet impossible de résister à la maladresse de ces deux belges voleurs d’enfant pour la journée, Serge Larivière et Bouli Lanners sont tout simplement parfait, de même pour les quatre papys nostalgiques, qui auraient même mérité de vivre leur dernier mauvais coup lors d’un long métrage. Mais l’hommage atteint ces limites, les duos Mouglalis/Baer et Bashung/Arno, auraient tout pour plaire, une bande son à la Tarantino, des guests intéressants, hélas la seule phrase qui nous vient à l’esprit est : « Comme c’est lent », une lenteur motivé par un maniérisme trop prononcé. Malheureusement l’exercice de style est quelque peu raté, on ne peut oublier que ces scènes font parti d’un tout, qui pour le coup devient bancal.

Le film aurait pu s’intituler J’ai toujours rêvé d’être un réalisateur, et oui, n’est pas Scorsese qui veut !

 
J'ai toujours rêvé d'être un gangster - ma note pour ce film :

Année de production : 2007
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